Amélioration de la distribution jusqu’au dernier kilomètre en Côte d’Ivoire Programme Integrated Health Supply Chain Technical Assistance (IHSC-TA)
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La Côte d'Ivoire présente une situation sanitaire moins favorable que d'autres pays de la sous-région.
2018 · 212 pages

Abstract
Le taux de prévalence du sida est très haut, à environ 2,7%, soit deux fois la moyenne régionale. De même, le taux de prévalence de la tuberculose est élevé. Cependant, les taux de prévalence du paludisme sont plus faibles que dans les pays de la région, et la Côte d'Ivoire présente un haut taux de couverture vaccinale. Le système sanitaire ivoirien est composé de quatre niveaux : tertiaire/central, secondaire/régional, primaire/district et communautaire. La couverture sanitaire présente de grandes disparités entre régions et est inférieure aux recommandations de l'OMS pour la moitié des régions. La stratégie nationale et le design du programme communautaire sont encore en discussion, mais les ASC jouent un rôle primaire d'information, promotion et prévention. La Côte d'Ivoire souhaite atteindre une disponibilité de 95% pour les produits d'ici à 2020. Un plan national stratégique existe et des pilotes vont être lancés pour tester un nouveau modèle de distribution entre districts et ESPCs. Cependant, aucune étude de diagnostic de la chaîne d'approvisionnement n'a été lancée à date. La définition du dernier kilomètre n'est pas figée, mais l'étude prend en compte les points de dispensation (ESPC, hôpitaux) ainsi que l'approvisionnement des ASC. L'étude prend en compte tous les produits de santé vers le dernier kilomètre, à l'exclusion des infrastructures et équipements non consommables. Le modèle de réquisition est largement majoritaire sur les chaînes d'approvisionnement, y compris le dernier kilomètre. Les clients directs de la NPSP transmettent mensuellement leurs commandes, tandis que les sites de prélèvements sanguin commandent leurs intrants au gré de leurs besoins. Les quantités de vaccins sont allouées sans commande des structures de santé. La disponibilité des produits décroit globalement avec l'éloignement du niveau central. Les produits des grands programmes ont généralement la meilleure disponibilité au dernier kilomètre, tandis que ceux des autres programmes et les MEG y présentent une indisponibilité alarmante. Les ruptures de stocks au dernier kilomètre sont généralement longues, avec une moyenne déclarée de ~70 jours. Le taux de satisfaction des commandes au dernier kilomètre est inférieur à 50% dans une majorité de régions pour quasiment toutes les familles de produits, à l'exception de la TB. ~50% des livraisons de la NPSP sont en retard, avec une moyenne de ~11 jours de retard par commande. Le coût logistique total de la chaîne NPSP est estimé à 18-20 millions de FCFA, soit ~60% du coût d'achat des produits. Le coût du dernier kilomètre dans cette chaîne est estimé à 9-10 millions de FCFA, soit ~30% du coût des produits. Le coût logistique des activités de routine du PEV est estimé à ~2,7 millions de FCFA/an, dont ~1,3 million pour le dernier kilomètre. Dans la chaîne CNTS, le coût logistique total équivaut au coût du dernier kilomètre, estimé à ~1,5 million de FCFA, soit ~140% de la valeur des produits finis. Le coût logistique de la chaîne du test de charge virale est estimé à ~0,5 million de FCFA/an, soit 15-25% de la valeur des réactifs utilisés. Les difficultés de quantification et d'achats, ainsi que l'insuffisance de stockage en amont de la chaîne, entrainent des coûts et retards élevés, et des ruptures au dernier kilomètre. Les infrastructures et équipements des pharmacies au dernier kilomètre ne sont pas adéquats, et se détériorent au fur et à mesure que l'on descend la pyramide sanitaire. Les bonnes pratiques de réception, inventaire et stockage sont peu et inégalement appliquées au dernier kilomètre. Les livraisons ne sont pas assurées par les Districts vers les ESPC dans 55-65% des cas, produisant un
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