Rapport de mise en œuvre de la CPS chez les enfants âgés de 3-59 mois au niveau du district sanitaire de Kita, région de Kayes, Mali, 2014
Sign inUSAID DEC
L'initiative de lutte contre le paludisme au Mali a été lancée en 2014 par le Programme de Survie de la Mère et de l'Enfant (MCSP) de l'USAID/PMI en collaboration avec le Programme National de Lutte Contre le Paludisme (PNLP).
2014 · 40 pages

Abstract
L'objectif principal de cette initiative est de réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme, en particulier chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. La prévalence du paludisme au Mali est élevée, avec 52% de la population touchée, selon les résultats de l'Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM-V, 2012-2013). La prévalence varie selon les régions, avec les régions de Mopti, Sikasso et Ségou présentant les taux les plus élevés. La prévalence est la plus faible à Bamako, avec 10%. L'incidence du paludisme a augmenté entre 2009 et 2010, mais a diminué à partir de 2011, en raison de la mise à l'échelle des différentes stratégies, notamment la couverture universelle en MILD. Malgré l'amélioration de la prise en charge et un taux d'utilisation des MILD élevé, on constate une augmentation du nombre de cas de fièvre/paludisme. Les hypothèses possibles sont l'amélioration de l'enregistrement des cas, le faible taux de confirmation des cas, la politique de gratuité et de subvention, et la stratégie communautaire élargissant la couverture sanitaire. La létalité du paludisme a légèrement diminué de 2006 à 2008, suivie d'une légère augmentation en 2009. La diminution de la létalité à partir de 2010 peut être attribuée à la mise à l'échelle des différentes stratégies et à l'amélioration de la collecte et de la transmission des données sur les cas de décès. Les parasites du paludisme les plus courants au Mali sont Plasmodium falciparum, Plasmodium malariae et Plasmodium ovale. Plasmodium falciparum contribue pour 85 à 90% de la formule parasitaire et est responsable des formes létales, graves et compliquées du paludisme au Mali. Les principaux vecteurs du paludisme au Mali sont les complexes Anopheles gambiae et Anopheles funestus. La stratégie de la chimioprevention du paludisme saisonnier (CPSe) a été mise en œuvre au niveau du district sanitaire de Kita, en collaboration avec le Programme National de Lutte Contre le Paludisme (PNLP) et l'USAID/PMI. La CPSe consiste en la distribution de médicaments antipaludéens à des enfants de 3 à 59 mois, afin de prévenir les cas de paludisme. La mise en œuvre de la CPSe a été réalisée en plusieurs étapes, notamment la phase préparatoire, le renforcement des capacités et la formation du personnel, la formation des agents de santé communautaire et des directeurs techniques des centres, la gestion des médicaments et la sensibilisation et mobilisation communautaire. La supervision des activités de distribution et le suivi-évaluation de la CPSe ont également été réalisés. Les résultats de la mise en œuvre de la CPSe ont montré une augmentation de la couverture sanitaire et une réduction de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme. Les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de la CPSe ont été identifiées et des solutions et recommandations ont été proposées pour améliorer la stratégie.
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