Rapport de quantification des besoins en intrants VIH/SIDA et de la révision du plan GAS du GTC/CNLS dans le cadre du nouveau modèle de financement du Fonds Mondial au Cameroun
Sign inCLINTON HEALTHCARE ACCESS INITIATIVE
La quantification des besoins en intrants VIH/SIDA au Cameroun a considérablement augmenté au fil des ans en raison de la file active des personnes séropositives mises sous traitement, qui passait de quelques centaines en 2001 à 78 000 fin 2009 et à environ 122 783 en fin 2012.
2014 · 24 pages

Abstract
Dans le cadre du financement de la phase 1 du Round 10 (R10) par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, le Cameroun avait initialement bénéficié d'un montant global de 18 337 801 euros alloués à l'achat des intrants pharmaceutiques. Cependant, cette contribution de 36% du Fonds Mondial à l'achat des intrants nécessitait un apport financier additionnel pour les rendre disponibles auprès des bénéficiaires. Entre 2012 et 2013, le pays a enregistré des épisodes de ruptures dues au retard de décaissement des financements complémentaires tels que le budget d'investissement public de 2013 (BIP13) et le financement du président de la république. Dans ce contexte de tensions de stocks, le pays a été amené à acheter les intrants du programme VIH à travers les mécanismes d'approvisionnement du mécanisme volontaire d'achat groupé (VPP) et d'Emergency Commodity Fund (ECF) du Plan d'urgence du président en matière de lutte contre le SIDA (PEPFAR) pour un montant global de 11 859 053 euros. Des partenaires financiers tels que la Banque mondiale, l'Agence Française de Développement (AFD) et PEPFAR se sont engagés à côté des partenaires techniques – Programme des systèmes pour l'amélioration de l'accès aux produits et services pharmaceutiques (SIAPS) implémenté par Management Sciences for Health, Clinton Health Access Initiative (CHAI), Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC), Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau contre le SIDA (ESTHER AID) et autres – à rendre disponibles les intrants VIH. Au cours de la deuxième année de la phase 1 du R10 par le Fonds Mondial, le Cameroun a bénéficié également d'un montant additionnel de 15 294 107 euros (20 000 000 dollars américains) dans le cadre du nouveau modèle de financement (NMF). Ce dernier financement et le reliquat de la phase 1 du R10 justifient les présentes activités de quantification et de révision du plan de gestion des achats et des stocks (GAS) initialement validé. La quantification des besoins couverts par ces financements va permettre d'acquérir des intrants VIH/SIDA des commandes dénommées A, B et C pour un meilleur suivi avec l'agent d'approvisionnement de VPP et le Fonds Mondial. Les objectifs de cette étude sont de quantifier les besoins sur financement du NMF, de quantifier les besoins sur financement du reliquat de la phase 1 du R10, de planifier les envois d'intrants et de réviser le plan GAS. La méthodologie utilisée pour cette étude consiste en un inventaire pour apprécier les disponibilités en intrants VIH, une évaluation des stocks encours et les financements disponibles, une collecte des données épidémiologiques utiles, un accord avec le Secrétaire permanent sur la répartition du budget, une conception d'un outil de projection des consommations et des disponibilités des intrants et une utilisation de l'outil de projection pour quantifier les besoins en intrants VIH/SIDA. Les résultats de cette étude vont permettre de quantifier les besoins en intrants VIH/SIDA au Cameroun et de planifier les envois d'intrants pour un meilleur suivi avec l'agent d'approvisionnement de VPP et le Fonds Mondial.
Classification
USAID DEC