Promouvoir la participation des familles pour des grossesses saines - Planification familiale centrée sur les femmes d'âge maternel avancé et à haute parité
Sign inJOHNS HOPKINS UNIVERSITY
La planification et l'espacement sains des grossesses (PESG) sont une base d'intervention qui met l'accent sur la prévention de trois types de grossesses à haut risque : celles qui sont trop rapprochées, celles qui surviennent trop tôt dans la vie d'une mère et celles qui surviennent trop tard dans la vie d'une mère.
2014 · 23 pages

Abstract
La grossesse à haute parité (HP), survenant quand une femme donne naissance à cinq enfants ou plus dans sa vie, est une quatrième catégorie à haut risque connexe. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a formulé deux recommandations spécifiques ciblant l'espacement des naissances dans le but d'éviter des issues négatives en termes de santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI) à la suite d'une consultation technique en 2005 qui a examiné les données à l'appui (OMS, 2006) : permettre un intervalle de 24 mois entre la dernière naissance et la prochaine grossesse, et prévoir un intervalle naissance à grossesse (NAG) d'au moins six mois après un avortement provoqué ou une fausse couche. Les filles âgées de moins de 18 ans sont plus à risque de connaître des complications ou de mourir durant la grossesse et l'accouchement que les femmes âgées d'une vingtaine d'années ou plus (UNICEF, nd ; OMS, 2014). À 35 ans, une femme atteint un âge maternel avancé (AMA) et est biologiquement plus susceptible d'avoir des issues négatives en termes de grossesse et de SMNI. À mesure que les années de fécondité d'une femme avancent, la parité devient préoccupante. Une femme est considérée à haute parité (HP) et à plus haut risque de complications quand elle a donné naissances à cinq enfants ou plus, y compris des enfants mort-nés. Des études récentes ont également reconnu la présence et l'augmentation des femmes AMA dans les pays à faibles et moyens revenus (PFMR). En Tanzanie, par exemple, Muganyizi et Balandya (2013) ont observé une augmentation progressive des accouchements chez des femmes âgées de 35 à 50 ans, passant de 103 pour 1 000 accouchements en 2005 à 145 pour 1 000 accouchements en 2011. Bien que les normes culturelles et propres au genre, et les attentes en matière de fécondité et de procréation soient des déterminants importants des grossesses AMA et HP dans tous les pays, ces normes et ces attentes limitent souvent le pouvoir décisionnel des femmes en matière de reproduction dans les PFMR comparé aux pays à revenu élevé. La recherche a documenté de nombreux risques de santé maternelle et infantile liés à l'AMA, notamment les troubles de l'hypertension induits par la grossesse, le diabète gestationnel, les interventions durant l'accouchement, la mortalité maternelle, la mort fœtale intra-utérine, le poids faible ou élevé à la naissance, l'accouchement avant ou après terme, la mortinatalité, la souffrance fœtale et les anomalies chromosomiques et malformations congénitales. Les données disponibles dans les pays à revenu élevé sur les issues sanitaires des grossesses AMA sont plus volumineuses. Une analyse des données de neuf études menées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada a indiqué une relation significative entre l'AMA et les issues périnatales adverses et les taux de mortinatalité (Carolan et Frankowska, 2011). Les auteurs ont également noté que, bien que les taux de certaines issues SMNI indésirables aient été observés à partir de l'âge maternel de 35 ans, les risques de santé maternelle et infantile liés à l'AMA augmentent considérablement à partir de 40 ans. Une étude menée en Inde (Laxmy et al, 2013) a noté que les femmes enceintes AMA présentaient des risques accrus d'hypertension gestationnelle, de pré-éclampsie
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