ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
La gestion du paludisme non compliqué chez les femmes en âge de procréer est une priorité dans les zones où la maladie est endémique.
2015 · 2 pages

Abstract
Les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables au paludisme, qui peut avoir des conséquences graves pour la santé maternelle et fœtale. Le traitement du paludisme non compliqué chez les femmes en âge de procréer commence par l'évaluation de la gravité de la maladie. Les femmes présentant des signes de paludisme grave, tels que l'altération de la conscience, la prostration, les convulsions répétées, la détresse respiratoire, l'œdème pulmonaire aigu, le collapsus circulatoire, la lésion rénale aiguë, l'ictère clinique, la saignement anormal, l'hypoglycémie, l'acidose métabolique, l'anémie normocytaire grave, l'hémoglobinurie, l'hyperparasitémie, l'insuffisance rénale et l'œdème pulmonaire, nécessitent un traitement de stabilisation et un transfert précoce à un centre de soins. Les femmes présentant des signes de paludisme non compliqué, tels que la température axillaire de ≥37,5°C, l'antécédent de fièvre récente, la présence d'anémie, sont traitées avec des médicaments de première intention. Les médicaments de première intention pour le paludisme non compliqué chez les femmes en âge de procréer incluent la quinine par voie orale, l'artéméther/luméfantrine, l'artésunate/amodiaquine, l'artésunate/méfloquine, la dihydroartémisinine/pipéraquine et l'artésunate/sulfadoxine-pyriméthamine. Les femmes enceintes nécessitent un traitement spécifique, qui prend en compte la sécurité du fœtus. Les médicaments de première intention pour le paludisme non compliqué chez les femmes enceintes incluent l'artéméther/luméfantrine, l'artésunate/amodiaquine, l'artésunate/méfloquine et l'artésunate/sulfadoxine-pyriméthamine. Les doses des médicaments de première intention pour le paludisme non compliqué chez les femmes enceintes sont ajustées en fonction du trimestre de grossesse. La stabilisation et le traitement pré-transfert pour le paludisme grave sont essentiels pour les femmes présentant des signes de paludisme grave. L'artésunate parentéral en un bolus de 2,4 mg/kg ou l'injection IM comme dose de charge est le médicament de première intention pour le traitement du paludisme grave. Si l'artésunate n'est pas disponible, l'artéméther intramusculaire peut être utilisé comme médicament de deuxième intention. La gestion du paludisme non compliqué chez les femmes en âge de procréer nécessite une approche multidisciplinaire, qui prend en compte la gravité de la maladie, la sécurité du fœtus et les besoins spécifiques des femmes enceintes. Les femmes en âge de procréer doivent être évaluées et traitées rapidement pour éviter les complications graves du paludisme.
Connected topics
Classification
USAID DEC