MCSP
La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays où les services de santé sont limités, notamment en matière de planification familiale (PF).
2019 · 2 pages

Abstract
Les cliniques n'ont pas de fournitures ni de personnel formé, et les pratiques d'hygiène et d'assainissement sont rarement respectées. Le taux de fécondité est élevé, avec 6,6 enfants par femme, et le taux de natalité chez les adolescentes est de 138 pour 1 000 adolescentes âgées de 15 à 19 ans. Le Ministère de la Santé Publique (MSP) de la RDC a accordé la priorité à la PF en élaborant un plan stratégique pour augmenter l'utilisation de contraceptifs modernes de 8% en 2014 à 19% d'ici 2020. Le MSP a travaillé avec un réseau de partenaires nationaux et internationaux pour améliorer l'accès aux services de PF et de planification familiale du postpartum (PFPP). Le gouvernement de la RDC a ajouté des produits de PF au budget national pour la première fois en 2015, avant d'augmenter l'engagement en 2018 à 3 000 000 USD pour l'achat des contraceptifs. En 2017, le Programme USAID pour la survie de la mère et de l'enfant (MCSP) s'est associé au MSP provincial dans les deux provinces du nord-ouest, soit la Tshopo et le Bas-Uélé. Les services de PF étaient géographiquement limités et les services de PFPP étaient rares dans les deux provinces, malgré des niveaux élevés de besoins non satisfaits. Le MSP et MCSP ont assuré la formation des prestataires et l'approvisionnement des matériels et produits de PF à huit zones de santé, augmentant ainsi l'accès aux services de PF dans 40 centres de santé, huit hôpitaux généraux et 40 sites de soins communautaires, atteignant une population d'environ 85 000 femmes en âge de procréer. MCSP a formé 120 distributeurs communautaires (DBC) à la fourniture de méthodes de PF non injectables à courte durée, à la création de la demande pour toutes les méthodes de PF et à la communication pour le changement de comportement. Les DBC, qui vivent dans les communautés qu'ils servent, peuvent désormais promouvoir et fournir des conseils sur la gamme de services de PF moderne disponibles. Elysée Bobalimasenoa, une mère âgée de 22 ans de la province de Tshopo, a bénéficié des nouveaux services de PF à l'établissement de santé dans son village Yelenge. Elle a reçu des conseils sur les avantages et les inconvénients des choix de PF qui répondent à ses besoins et préférences en matière de santé reproductive, et a décidé d'essayer l'implant Jadelle. Après avoir fait son choix, l'implant Jadelle lui a été fourni par l'infirmière, qui avait été formée sur l'insertion et le retrait par le MSP et MCSP. Elysée a encouragé d'autres personnes à parler avec les agents de santé formés dans les établissements de santé ou dans les sites de soins communautaires pour apprendre quelles méthodes répondraient mieux à leurs besoins. Avec l'implant, elle a maintenant confiance en sa capacité de travailler régulièrement et de subvenir aux besoins de ses enfants. MCSP a constaté une augmentation considérable du nombre de nouvelles acceptantes de contraceptifs modernes à la Tshopo et au Bas-Uélé. Après moins de deux ans de mise en œuvre, plus de 17 400 femmes ont utilisé des méthodes de PF pour la première fois, et depuis avril 2017, les données de MCSP montrent que le pourcentage des acceptantes de PFPP après l'accouchement dans les établissements de santé soutenus par MCSP est passé de 0% à 23%.
Connected topics
Classification
USAID DEC