Guide SNBC 1: Introduction à la science du comportement pour lutter contre l’impact de la corruption sur l’environnement
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La science du comportement est pertinente pour les praticiens qui cherchent à développer des initiatives qui traitent de l'impact de la corruption sur la gestion des ressources naturelles (GRN) et les objectifs de conservation.
2024 · 10 pages

Abstract
Elle peut donner des indications sur les barrières aux actions souhaitées pour prévenir, dénoncer et combattre la corruption lorsque les individus, malgré une information et une sensibilisation suffisantes, ne prennent pas les décisions qu'ils savent être les meilleures pour eux, leurs communautés et l'environnement. La science du comportement étudie la manière dont les gens prennent des décisions et, en fin de compte, se comportent dans le monde réel. Elle fait appel à la psychologie sociale et clinique ainsi qu'à l'économie. En particulier, la science du comportement a largement démontré que les gens prennent souvent des décisions en fonction de différents types de préjugés et de pressions sociales plutôt qu'en évaluant les coûts et bénéfices attendus (et les probabilités associées) des différents choix possibles. En comprenant la nature des préjugés qui influencent la prise de décision et les comportements, les praticiens peuvent obtenir des informations utiles pour développer des approches innovantes afin de s'attaquer aux formes de corruption omniprésentes et résistantes. Les barrières comportementales fréquentes au changement incluent le biais du présent, le biais de confirmation, le fossé de l'empathie, le biais de conformité et les normes sociales. Le biais du présent fait référence à la tendance des gens à préférer les gains présents ou à court terme et à sous-estimer l'impact et les coûts que les décisions auront à l'avenir. Le biais de confirmation fait référence à la tendance des gens à accorder plus d'importance aux informations qui confirment leurs croyances antérieures qu'à celles qui les contredisent. Le fossé de l'empathie fait référence à un décalage entre la façon dont les gens pensent rationnellement qu'ils se comporteront lorsqu'ils seront confrontés à une situation particulière et la façon dont ils se comportent réellement lorsque cette situation se présente. Les normes sociales sont étroitement associées au biais de conformité. Il s'agit de règles non écrites sur ce que les individus croient que la plupart des personnes de leur groupe de référence (pairs ou communauté) pensent, croient et font. Les normes sociales fournissent des signaux puissants sur "l'appartenance à un groupe", et le non-respect de normes fortement ancrées peut avoir des conséquences importantes sur la réputation, le statut et la respectabilité. Pour ces raisons, les normes sociales peuvent avoir une influence prépondérante sur les choix d'une personne, même si elles sont en contradiction avec ses convictions personnelles. La gadoue désigne les situations dans lesquelles de nombreux défis ou frictions compliquent une décision particulière ou un choix de comportement. La gadoue rend quelque chose inutilement laborieux, fastidieux ou peu pratique et, par conséquent, la plupart des gens auront tendance à éviter de poursuivre cette option. La "paperasserie" est un exemple courant de la façon dont la gadoue incite à la corruption. En comprenant ces barrières comportementales, les praticiens peuvent développer des approches innovantes pour s'attaquer aux formes de corruption omniprésentes et résistantes.
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