Les Raisons Pour Lesquelles Nous Avons Besoin D'une Loi Contre Les Violences Basées Sur Le Genre Au Mali
Sign inICF
La violence basée sur le genre (VBG) est un problème de santé publique majeur au Mali, affectant principalement les femmes et les filles.
2018 · 2 pages

Abstract
Selon les données disponibles, près de quatre femmes sur dix (38%) ont subi des violences physiques, principalement exercées par leur mari/partenaire actuel (65%). Les coûts liés aux VBG sont très élevés, comprenant les coûts liés à la fourniture de services médicaux, sociaux et juridiques, ainsi que le coût de la perte de revenus, qui peut avoir un impact négatif sur la productivité d'un pays. Les mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) sont une pratique courante au Mali, affectant 91% des filles et femmes âgées de 15-49 ans, et 69% des filles âgées de 0-14 ans. Les filles qui se marient avant l'âge de 18 ans sont plus exposées à la violence domestique et aux problèmes de santé mentale associés. Le Mali est l'un des pays avec la plus forte prévalence de mariage des enfants dans le monde, avec 52% de filles mariées avant 18 ans. Les conséquences de la VBG sont graves et incluent des troubles mentaux, la dépression, le suicide, l'homicide, la grossesse non désirée, la fausse couche, les complications de la grossesse, l'avortement dangereux, les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, les blessures, la mort, l'alcoolisme et la toxicomanie. La VBG constitue une violation des droits humains et un obstacle au développement du pays. Pour lutter contre la VBG, le Mali peut prendre plusieurs mesures, notamment assurer un leadership, une appropriation et un engagement en faveur de la lutte contre les VBG, adopter une loi pour mettre fin aux VBG, inclure dans les programmes scolaires un module pédagogique sur les VBG, mettre en place un fonds pour la prise en charge des cas de VBG, élaborer une stratégie nationale multisectorielle pour mettre fin aux VBG, mettre en place un mécanisme harmonisé de prise en charge des victimes, rendre fonctionnel les tribunaux fermés dans certaines zones du Nord et du Centre, et garantir la gratuité de la prise en charge multisectorielle. La lutte contre la VBG nécessite une approche multisectorielle et une collaboration entre les différents acteurs, y compris les décideurs, les organisations de la société civile, les communautés et les institutions de santé. En adoptant ces mesures, le Mali peut réduire la prévalence de la VBG et améliorer la santé et le bien-être des femmes et des filles.
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