Transférer le personnel affecté à des postes qui exigent moins d’effort : Lorsqu’un personnel dont le travail implique un effort physique commence à développer les premières étapes du SIDA et n’est plus capable de travailler
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La Conservation et le VIH/SIDA : Impacts et moyens de les alléger La perte du potentiel humain causée par le SIDA affecte sérieusement le secteur de la conservation, y compris les zones protégées et la gestion communautaire de ressources naturelles.
2020 · 10 pages

Abstract
Le SIDA est la dernière étape de l'infection par le VIH ou le virus d'immunodéficience Humain. Entre 34 et 46 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH/SIDA, dont 25 à 28 millions en Afrique Sub-saharienne. En 2003, entre 2,3 et 3,5 millions de cas de décès enregistrés dans le monde ont été liés au SIDA. Le taux de prévalence du VIH continue à augmenter dans plusieurs pays, notamment en Afrique, dans certaines parties de l'Europe de l'Est, au Sud, Sud-Est, Centre et Est asiatique et dans les Caraïbes. La tranche d'âge la plus active économiquement est touchée : 15-49 ans. La pandémie a des effets dévastateurs et tragiques sur les familles et les communautés. Elle affecte les économies locales et nationales, les institutions et structures sociales. Elle a aussi un impact négatif sur l'environnement à travers ses conséquences néfastes sur le potentiel humain, la gestion de ressources naturelles et l'utilisation du sol. Il y a des liens étroits entre le VIH/SIDA, le mode de vie en milieu rural, le potentiel humain et la conservation. Les organisations de conservation ne peuvent pas seulement compter sur le secteur de la santé pour des solutions à la pandémie du SIDA : elles veulent s'engager activement avec les autres acteurs dans une approche multisectorielle pour atténuer ces impacts. La perte du potentiel humain est un impact majeur sur les organisations de conservation. Les personnels de conservation sont particulièrement vulnérables, s'ils passent leur temps loin de leurs familles, là où ils sont plus tentés à adopter des comportements à risque. La perte du personnel à ce niveau affecte sérieusement la mémoire institutionnelle et hypothèque la continuité des programmes et des opérations, et peut dramatiquement réduire les capacités des organisations à atteindre les buts de la conservation. La perte d'investissements dans le secteur de la formation est également un impact important, car beaucoup d'organisations de conservation ont perdu des cadres hautement qualifiés à cause de la maladie du SIDA. Les impacts sur la gestion des ressources naturelles sont également significatifs. L'utilisation prolongée des ressources naturelles est un problème, car les foyers affectés par le SIDA en milieu rural ont perdu leurs membres salariés et ceux qui faisaient les travaux de champ, et se sont retournés vers les ressources naturelles comme l'ultime moyen de survie. La perte du leadership et de capacité pour la gestion communautaire de ressources naturelles est également un impact important, car la gestion communautaire de ressources naturelles (CBNRM) devient de plus en plus vulnérable comme les communautés perdent leur leadership et leur capacité. Les organisations de conservation peuvent s'engager à protéger leurs personnels, les communautés avec lesquelles elles travaillent, et les ressources que elles veulent protéger. Elles peuvent développer des stratégies institutionnelles sur le VIH/SIDA pour aider les employeurs et les employés dans les organisations de conservation. Ces stratégies peuvent inclure la mise en place d'une fondation pour la prévention, la sensibilisation sur le VIH/SIDA et les programmes de soins, ainsi que l'information des employés sur l'assistance disponible en milieu professionnel. Les organisations de conservation peuvent également surmonter la stigmatisation et éviter la discrimination en ouvrant la discussion sur le VIH/SIDA et en promouvant la discussion et la sensibilisation.
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